PostHeaderIcon L’île des esclaves - 2008

Echoués sur une île à l’occasion d’un naufrage, maîtres et valets rescapés sont obligés par les insulaires, anciens esclaves eux-mêmes, à échanger leurs rôles jusqu’à ce que chacun comprenne que sa condition sociale n’est qu’un effet du hasard.

L’île des esclaves est une pièce de Marivaux (Pierre Carlet Chamblain de) . La mise en scène est signée Evelyne Charnay.

Les dates :

  • Dimanche 16 novembre 2008 à 16h

  • Samedi 15 novembre 2008 à 15h30


  • Coeur de Ville (Auditorium Jean Pierre Michael)
    98 rue de Fontenay, 94300 Vincennes
    Metro Chateau de Vincennes – RER Vincennes

    Tarifs : 20 EUR – tarif réduit : 16 EUR
  • réservations au 01.43.28.35.03

  • réservation en ligne
  • .

    Distribution :

    Anne Cécile Delaby Evelyne Charnay Florence Cabes Franck Charnay François Romain Paul Bebga

    En vidéo :

    Note de mise en scène :

    En mêlant la comédie de l’île des esclaves de Marivaux, sans trahir le texte, avec l’histoire de John Newton, contemporain de l’auteur, la critique sociale de cette courte pièce prend une dimension supérieure ; car il ne s’agit plus ici seulement du rapport entre maître et valet, mais de toute forme d’esclavage et, en particulier, celui des nègres.

    Il suffit pour cela que le personnage d’Iphicrate (en grec : qui commande par la force) soit Newton et qu’Arlequin soit l’esclave qui lui sauve la vie. On peut alors aborder les rapports entre maîtres et domestiques entre Euphrosine et Cléanthis et l’esclavage proprement dit, celui de la traite négrière, avec Iphicrate et Arlequin.

    Malgré le propos grave de l’Esclavage et ses multiples facettes, le génie de Marivaux nous ramène bien vite, et fort heureusement, à la comédie, en raison du merveilleux naturel d’Arlequin et de Cléanthis..

    Note d'intention :

    Alors qu’il quitte le 17 mai 1748 les côtes nigérianes avec son navire dont lescales sont remplies d’esclaves, John Newton, 23 ans, négrier écossais à la solde de l’Angleterre, (et contemporain de Marivaux), est pris dans une violentetempête et manque de se noyer.

    L’un des esclaves lui porte cependant secours et lui sauve la vie…

    Estimant avoir bénéficié d’une grâce divine, le repenti consacre le reste de sa vieà Dieu. Il écrit des poèmes à sa gloire dont celui de « L’incroyable grâce » à la mémoire des esclaves qu’il a si honteusement marchandés. Sur une musique empruntée aux chants des esclaves de Calabar, le poème deviendra un cantique célèbre. On le chantera partout, soutenu par l’orgue, la bombarde ou lacornemuse, jusque, de nos jours, dans les stades.

    Incroyable grâce,
    Comme doux est le son,
    Qui sauva un misérable comme moi.
    J’étais perdu
    mais maintenant
    je ne le suis plus
    j’étais aveugle
    mais maintenant je vois.

    « John Newton aurait pu être l’Iphicrate de « l’Ile des Esclaves » de Marivaux,et Arlequin, cet esclave noir au grand cœur.

    J’ai alors imaginé un village, non loin de Calabar, où quelques Africains de latribu voisine jettent leurs filets sur des jeunes gens noirs en bonne santé dont ilssavent qu’ils pourront tirer un bon prix. Après les avoir enchaînés, ils lesconduisent au comptoir des Blancs. Sur le vaisseau anglais, les esclaves sonttriés, lavés, parqués et fouettés s’ils se rebellent. Au village, le tam-tam donnel’alerte, mais le bateau anglais s’éloigne déjà. Les esclaves entonnent un chantd’adieu à l’intention des leurs qu’ils ne reverront jamais…

    La tempête se lève, le bateau sombre. Arlequin parvient à rompre sa chaîne. Ilsaute à l’eau et porte secours à un homme qui se noie et parvient à gagner à lanage avec lui un rivage d’une île toute proche avec lui. Là, il s’aperçoit qu’il asauvé le capitaine qui l’a arraché à sa terre natale. Il songe à le tuer mais ne peuts’y résoudre. Dès que le capitaine, sous l’influence de Trivelin, reconnaît sestorts, Arlequin pardonne. Celui-ci promet de défendre les droits des noirs dèsson retour en Angleterre. ».

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