PostHeaderIcon Le jeu de l’amour et du hasard - 2012

Sylvia veut prendre le temps d’observer Dorante, que son père lui destine comme futur époux, en se faisant passer pour Lisette, sa servante. Mais le jeune homme a la même idée et se présente sous l’identité de son valet. La vanité des deux jeunes maîtres est mise à l’épreuve mais l’amour l’emporte, malgré tout, sur leur condition sociale.

Le jeu de l’amour et du hasard est une pièce de Marivaux (Pierre Carlet Chamblain de) . La mise en scène est signée Evelyne Charnay.

Les dates :

Le 16 et 17 mars 2012 à 20h45 - Dimanche 18 mars 2012 à 16h00.
Le 23 et 24 mars 2012 à 20h45 - Dimanche 25 mars 2012 à 16h00.

Réservation sur le site du théâtre Daniel Sorano

ESPACE DANIEL-SORANO
16, rue Charles Pathé
94300 VINCENNES

RER A : Vincennes
Métro Ligne 1 : Bérault, Château de Vincennes
BUS : 46, 56, 112, 114, 115, 118, 124, 210, 215, 318, 325.

Distribution :

Amélie Charnay Anne Cécile Delaby Jean-Jacques Nervest Luc Baboulène Premislaw Lisiecki Thomas Bousquet

En vidéo :

Note de mise en scène :

Si Marivaux préférait confier la mise en scène de ses pièces aux comédiens italiens plutôt qu’aux comédiens français, c’est qu’il souhaitait que ses œuvres soient interprétées avec naturel, vivacité, imagination. C’est pourquoi la musique de l’italien Scarlatti, contemporain de Marivaux, m’a semblé le mieux accompagner le dynamisme de l’écriture et en donner le ton : brio et légèreté. Et si l’auteur exprime ici des choses sérieuses, c’est en s’amusant, avec un regard bienveillant comme celui d’Orgon sur sa fille. Mario, le frère, n’est pas seulement là pour « servir la soupe » à son père. C’est pourquoi j’ai pris le parti d’en faire le chef d’orchestre de cette comédie que se jouent les jeunes gens. Souffleur diabolique de la tornade de mensonges qui s’abat sur la maison, il se plait à en tirer les ficelles. Car tous les personnages de cette pièce sont des menteurs. Ils se cachent derrière un masque qui, par un effet pervers, leur assure un pouvoir sur l’autre. Mais pris à leur propre piège, ils ne s’en sortent, en effet, que grâce au hasard.

L’action est à Paris et se déroule en une journée sur un lieu unique. L’austérité des demeures de la fin du règne précédent a fait place à la clarté et au confort. Pour permettre aux comédiens d’évoluer rapidement, un décor léger s’impose, sans souci de réalisme, mettant en valeur l’arrivée des personnages tout en gardant un œil sur les personnages déjà présents.

En revanche, il serait dommage de réactualiser les costumes alors que l’intrigue repose sur le déguisement. L’échange concret des costumes raffinés de Sylvia et de Dorante avec ceux, plus grossiers, de leurs serviteurs, entraînant un échange plus abstrait mais aussi plus dérangeant des conditions sociales.
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Note d'intention :

Marivaux rêve ici, sans poing levé, d’un monde nouveau où l’homme et la femme, capables de dépasser leur vanité à force de réflexion et de bonne volonté, deviendraient plus raisonnables et construiraient ensemble une société plus juste, accédant enfin au bonheur..

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