PostHeaderIcon Antonia en Aulide - 2004

D’après les correspondances entre Marie-antoinette, Marie-Thérèse d’Autriche, Mercy d’Argenteau et Joseph II.

Dix années de correspondance entre Maria- Antonia, dauphine puis reine de France et sa mère Maria-Thérésa, impératrice d’Autriche, de la marche nuptiale vers Versailles en 1770 jusqu’à la mort de l’impératrice en 1780.

L’archiduchesse Maria-Antonia quitte l’Autriche le 21 avril 1770 pour épouser le dauphin de France Louis-Auguste. Elle n’a pas quinze ans et n’est pas prête au rôle politique que sa mère l’impératrice et son frère co-régent veulent lui faire jouer : préserver l’alliance entre les deux monarchies catholiques contre la Prusse Calviniste de Frédéric II. Afin de mieux la conseiller et la surveiller, Marie-Thérèse fait espionner la jeune dauphine et lui impose une correspondance secrète.

Antonia en Aulide est une pièce de . La mise en scène est signée Evelyne Charnay.

Distribution :

Amélie Charnay Evelyne Charnay Gil Geisweiller Stéphane Baroux

Note d'intention :

Cette pièce s’appuie sur les correspondances de quatre personnages, la mère, la fille, le frère et l’ambassadeur. Elle n’a pas pour but d’innocenter Marie-Antoinette dont les erreurs et la désinvolture furent certaines.
Cependant, le contexte de son arrivée en France à quatorze ans et demi, les pressions qu’elle subit de Vienne, les manœuvres dont elle est l’objet à Versailles l’enfoncent dans un imbroglio où elle se perd.
Lui attribuer le déficit financier de la nation et le renvoi des ministres, idée trop fréquemment répandue, serait lui prêter une responsabilité et une importance qu’elle n’a pas.
Dès son arrivée en France elle souffre de la séparation avec sa nombreuse famille et désespère de la revoir. Son désarroi conjugal, aggravé par l’absence de maternité, la maintient dans une situation précaire de dauphine, alors qu’elle est déjà reine.
La cour de Vienne, consciente du manque d’éducation et de la légèreté de l’archiduchesse, espère cependant en faire une épouse docile qui, régnant sur le cœur de son époux, pourra l’influencer au gré de la convenance du chancelier Kaunitz et sauvegarder l’alliance.
Mais si l’archiduchesse est ignorante, moqueuse, impatiente, elle est bonne, spontanée, et ne manque pas de vivacité d’esprit; elle a hérité du caractère entier de sa mère,qu’elle vénère ; n’ayant aucune base solide de réflexion, elle s’entête dans les futilités, jusqu’à ce que la maternité et le danger développent brusquement son intelligence et fasse d’elle, bien trop tard, une française.

Le survol de ces dix années d’histoire apporte un éclairage sur la fin de l’ancien régime en France et sur la dynastie des Hasbourg ; A la mort de l’Impératrice, à la fin de la pièce, tous les ingrédients sont déjà réunis pour que la France s’embrase ; La guerre d’Amérique n’a plus qu’à y mettre le feu.

Marie-Antoinette, en refusant de plier devant les ridicules des usages de cour d’un autre âge et les compromissions politiques contraires à son éducation, est un personnage moderne dans lequel beaucoup d’adolescents se reconnaîtront..

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